Filer le coton…
Filer…, défiler…, Il y a des jours où certaines envies nous emportent, Ces « envies-vagues » qui nous prennent de loin, bien loin, Qui nous ramassent de quelque part et nous transportent
Bon…, mauvais…, D’une rive à l’autre, transforment le désir en besoin, Alors, de vagues en va et de vagues en vient, doucement Sinueusement et langoureusement, j’envisage et vise de loin Filer… oui mais… La machine à tisser ne peut se suffire d’une ligne discontinue Bien suivre la trace pour que la couture soit sans souillures C’est ainsi que d’un mauvais coton on obtient un corps nu Filer…encore et encore… Pour vite le revêtir, car nu, le temps ne s’y prête pas toujours Et la peau très fragile, si fragile, quoi que douce et suave Se cache de ce regard, pur d’envie, qui la dérobe chaque jour C’est pourquoi, vite filons… le coton
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